Depuis la nuit venteuse au mile 46 d'où j'ai écrit mon dernier article, on a marché un bon 231 miles. Tout se passe encore très bien.

Je planifie donner des nouvelles à intervalles plus court, mais jusqu'à récemment, ma routine était tout croche et j'ai accumulé beaucoup de journées à écrire. J'ai décidé de rendre mon blog comme un journal de voyage, chaque sous-titre marque le début d'une journée. Les bullet points démarquent les entrés très brutes pour les journées où je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire.

17 mars au 19 mars

Le levé de soleil au mile 46 • The sunrise at mile 46

La fine ligne sur la montagne au loins est le lieu de la prochaine photo • The fine line on the far mountain is where the next photo was taken

Large chemin sur escarpements à nous seul • A large road  along escarpments all for ourselves

Une autoroute très passante • A very busy highway

L'eau a commencé à se faire plus rare durant cette section. On s'est trompé sur les quantités d'eau plusieurs fois car depuis le début, on trouve des ruisseaux saisonniers qui coulent un peu partout et on s'est imaginé que ça serait pareil pour les autres sections désertiques.

Cette journée là (18 mars), j'ai atteint une réserve d'eau sous un pont d'autoroute. Je pense que j'ai jamais autant apprécié caler un litre d'eau. On a pensé camper dans le coins, mais il y avait un marcheur à cravate pas mal bizarre avec trop de jasette. Alors on marché quelque miles de plus pour se trouver un minuscule espace dans le sable d'un ruisseau séché entre deux montagnes escarpées. À ce point le désert a vraiment changé. Les cactus, les plantes et les insectes y sont différents.

Gros cactus boule en fleur • Big cactus ball blooming

Gros mille-patte au campement • Big millipede at the campement

Cactus qui resemble à un arbuste mort • Cactus that looks like a dead bush

Côté olfactif, ce voyage fait vivres des contrastes que je ne croyais pas possible. Ça oscille entre l'odeur poignante de dessous de bras, le doux parfum des fleurs, le gaze méthane avec forte teneur en sulfure d'hydrogène et les essences de conifères.

Ces fleurs sont partout • These flowers are everywhere

À la fin de cette journée on était rendu au mile 97 et Li voulait s'arrêter là. Voulant me rendre au mile 100, j'ai utilisé des tactiques visant l'orgueil pour continuer la marche. Avec quelques coup de baguette dans le derrière en complément, on s'est rendu au 100e mile. Un gros 100 en cailloux se trouvait sur la piste à cet endroit. Li m'a remercié pour l'avoir mis à l'épreuve et on a établis notre campement proche d'une source. Récompense du ciel pour notre effort d'extra, il y avait plein de cannes de bière au pied d'un arbre de la part d'un(e) trail angel qui ont fait notre bonheur. Cette soirée là a été très bruyante, les grenouilles chantaient très fort dans le bassin d'eau tout proche.

20 mars: Arrivé à Warner Springs

Vallons en pelouse • Grass valleys

On a rencontré sur la piste un groupe de marche de l'âge d'or qui était très intéressé par notre aventure. Ils ont marché avec nous jusqu'au centre communautaire de Warner Springs où est-ce qu'on leur a fait une présentation de notre matériel. Le centre communautaire nous a permis de camper, nous a fournis des serviettes pour prendre une douche dehors avec un sceau dans une cabine, fourni le wifi, fourni un sceau pour laver notre linge et j'en oubli. C'était super pour un petit centre communautaire. On a installé nos tentes parmis les ~12 autres et sommes allé au seul restaurant du coins, le resto du golf. On s'est senti un peu pas à notre place là bas, mais 90% des clients semblaient aussi itinérant que nous. Après avoir mangé quelques plats principaux et but nombreuses bières on est revenu à la tente avec une pizza chaque. J'ai manqué mon coup pour la douche, il a commencé à pleuvoir et il faisait 5°C, alors j'ai laissé faire.

Ce sentiment merveilleux quand il pleut et qu'on est au sec avec bière et pizza dans sa tente • This amazing feeling when it rains outside and that you're all dry inside your tent with beer and pizza

21 mars: première journée de congé

On a décidé de prendre une journée de congé vu qu'il était pour pleuvoir toute la journée et que le reste de la semaine s'enlignait pour être du beau temps. Ça nous a permis de continuer à s'empifrer au resto du golf. La soirée à été très plaisante, on a acheté de la bière pour tout le monde et on a jasé avec les autres marcheurs.

22-25 mars: voyage à Idyllwild

Campement parmi les rochers • Camp in the boulders

Un défi blanc approche • A white challenge approaches

Fleurs mauves qu'on voit un peu partout • Purple flowers that we see a bit everywhere

Apparemment qu'il faut absolument avoir des crampons et un pic à glace pour les montagnes dans le coins d'Idyllwild alors on a décidé de s'équiper à Idyllwild en marchant jusqu'à un restaurant appelé Paradise café très populaire auprès des Hiker pour leurs burgers. Ça été un vrai massacre. 4-5 bières suivi d'un énorme burger deux étages avec 1lb de viande, suivi d'un autre burger d'une 1/2 lb avec un gros milkshake pour terminer en beauté. La serveuse comprenait pas.

Après ce copieux repas je ne me sentais pas top shape bizarrement. Pour aller à Idyllwild, la serveuse a appelé un local qui donne des rides. Le monsieur à la retraite fait ça pour passer son temps et nous a embarqué. Une fois à Idyllwild, on a pris une chambre au Silver Pine Lodge et ça été super. On a eu un gros rabais vue qu'on est des marcheurs de la PCT et ils ont lavé notre linge gratuitement. En plus la cabine était vraiment rustique et charmante. J'y ai pris ma première douche sur la PCT, je ne pensais pas qu'une douche pouvait faire autant de bien.

En soirée, nous sommes allé prendre un verre au bar du coins. Ce village est vraiment très beau la nuit. Tout est de style rustique sous un bois de pins. Un peu partout, des petites lumières viennent donner un air chaleureux et cozy.

Le lendemain matin on a acheté notre équipement de neige et fait un raprovisionement. Ce qui était vraiment plate c'est que j'avais déjà tout cet équipement de neige à la maison, mais que je ne l'avais pas envoyé à temps. Donc je l'ai maintenant en double. Ensuite on a déjeuné à un restaurant. La serveuse était étonné que j'avais fini mes deux grosses gaufres et tout le reste incluant les assiettes des trois autres marcheurs à ma table. Je lui ai ensuite commandé un gros déjeuné style construction avec assiette de fruit en extra. Encore une serveuse perplexe. Une cliente sur son départ est ensuite venu nous parler sachant qu'on était des marcheurs. Elle était vraiment curieuse d'en savoir plus pour peut-être faire de même. Ça fini qu'elle nous a offert une ride pour nous ramener au restaurant Paradise Café où est-ce qu'on avait quitté la PCT la veille et c'est avec le ventre très plein qu'on a repris la marche.

Cette soirée là on a établis notre campement en un superbe lieu. Il y avait une splendide vu. Ce qui nous a pris par surprise, c'est de voir cette vallée qui semblait inhabitée s'illuminer de partout par les villes et quartiers.

Couché de soleil d'un bord de la montagne • Sunset on one side of the mountain

Superbe vue de la ville de l'autre côté • Stunning view of the city on the other side

26 mars: Journée de merde no 1

Le mardi 26 mars fut ma première journée de merde. Je m'attendais à ce qu'elle se produise pas mal plus tôt, mais le voyage s'est super bien déroulé depuis le début. Bon je vous raconte.

Quel beau levé de soleil, ça va être une bonne journée! • What a beautiful sunrise, it's gonna be a nice day!

Tout à commencé quand j'ai trouvé ça qui grimpait dans ma tente.

Petit ami dans ma tente • Little friend in my tent

Ça l'air qu'il y a pas mal de tiques en Californie du Sud. Ça m'a fait un peu peur et j'ai pris le temps de faire un examen minutieux pour voir si j'avais été piqué par une tique. Tout est beau. On va dorénavant s'inspecter à chaque jour.

Ensuite en pliant ma tente, mes verres fumés sont tombés à terre et je me suis dit que je les ramasserais plus tard. En entendant Croutch un peu plus tard, je me suis rendu compte que lesdits verres fumés étaient d'une forme plutôt abstraite. Avec pas mal de décrochissage et une réinsertion des verres dans leur socle, leur état original fut quasi restauré.

La journée a débutée avec une grosse acension de 2000 pieds. Li et moi avons un peu de trouble avec notre cardio dû à l'altitude. Rendu en haut de cette montagne là, ça nous prenait de l'eau. La seule source était une source 600 pieds plus bas. Le sentiers pour s'y rendre était presque impossible à suivre, tout est brûlé dans ce coins et les arbres sont tombés un peu partout. Après avoir franchi nombreux buissons épineux, tas de branches brûlées et plaque de neiges glissantes, ont a réussi à repérer la source en question. L'eau pourtant claire avait un goût et une odeur de souffre très prononcé. Coudonc, c'est ça qui est ça.

Li et moi faisant le plein • Li and I filling up

Après cet interlude de 2 heures pour se réaprovisionner en eau, on a continué l'ascension, cette fois ci d'un flanc nord enneigé. La neige s'est avéré un obstacle plus coriace que prévu. C'est très glissant même avec des crampons de métals et faut manœuvrer sur des pentes de plus de 45° avec un gouffre de quelques milliers de pieds en dessous. Bref, on a marché les fesses serrées.

Le bas de la pente n'est pas dans la photo pour les âmes sensibles • The bottom of the hill is not in the pictures to not scare you

En plus de ça, la piste est en très mauvais état à cause du feux de forêt d'il y a 6 mois. Il faut constamment trouver des moyens pour traverser les monticules d'arbres brûlés tombés. Pas super évident quand la piste est un étroit passage enneigé sur le flanc verticale de la montagne. J'ai fait ma première déchirure de sac à dos et on est tout beurré de cendres.

Étant un peu exténué de notre journée, on a pris le premier campement disponible en haut de la montagne à 8100 pieds d'altitude. Le vent y est débile, mais ça n'a pas causé grand problème grâce à l'entraînement que j'ai eu chez Spiria ;) Pour finir la journée sur une bonne note, je me suis fait un bon souper chaud. Les biscuits Oreos ont éliminé le goût amer restant de la journée. Pour couvrir le vacarme de ma tente se faisant tabasser par les bourrasques, j'ai pour la première fois utilisé mes écouteurs avec les Nocturnes de Chopin.

Edit 1h am: Tabarnak! Ma tente viens de s'écraser sur moi pendant que je dormais. Ça tout pris pour sortir des entrailles de ce cervolant géant, encore plus pour lui redonner l'apparence d'une tente. J'ai du mettre d'énormes pierres sur chaque piquet.

27 mars: Journée dans la neige

Je me suis levée très surpris que ma tente soit encore en un morceau. Finalement, c'est plus difficile de ranger une tente dans une tempête que de la monter.

Toute la journée s'est déroulée dans la neige pour atteindre une altitude de 9000 pieds. Pour vous donner une idée, le belvédère Champlain est à peut près à 1000 pieds d'altitude. Ça s'est très bien passé avec mes souliers équipés de micro-spikes, la neige est très croûtée le matin. De plus aucun versant dangeureux n'a été rencontré. Ça fait bizarre à dire, mais j'étais content de retrouver la neige, notre hiver me manquait. Li pour sa part sacrait comme un bon.

Je me sent à la maison • I feel like home

Pas sûre que l'été on peut s'asseoir sur cette pancarte • Notre sure you can sit on this sign during summer

Cette dernière photo est le moment où on a pris le mauvais tournant et fait une ascension d'un mile dans la mauvaise direction. On a par la suite fini notre journée assez tôt avec seulement 8 miles de parcouru car la neige s'en venait glissante et que ce qui suit est le Fuller Ridge qui est apparement très dangeureux. On va essayer de se lever à 4h30 demain matin pour parcourir cette section pendant qu'elle est croûtée.

Solution au soulier mouillé par la neige • Solution to wet shoes from snow

La dernière photo ne le montre pas très bien, mais en soirée après le couché du soleil, une muraille de nuage s'est approchée de nous pour finalement nous rentrer dedant. C'était pas mal impressionant à voir.

28 mars: Retour à l'été

Premières lueurs du matin • First glows of the morning

Comme prévu, on a commencé à marcher très tôt. 6h30 am pour être plus précis. La journée entière a été une descente de 6000 pieds. Tout les deux trois minutes il y avait un sacre ou deux de la part de Li contre la neige. Encore une fois on s'est trompé de chemin avec les traces un peu partout dans la neige. On a fait une ascension de 1000 pieds de trop avec un retour plutôt pénible, la neige nous arrivait au genoux. En général j'ai trouvé ça plutôt plaisant. Les paysages étaient formidables et il n'y a pas eu de parties vraiment dangeureuses.

On est plus haut que les nuages • We're over the clouds

Vois tu l'autoroute? • Can you see the highway?

Une fois la neige terminée, Li est devenu fou comme la marde. Le plus beau jour de sa vie apparemment. En continuant notre descente, on a croisé un autre marcheur qui nous a reconnu. C'était le messieurs qui était assis avec nous dans l'autobus. Ça pris plus de temps que prévu pour le rattraper.

Encore pas mal de descente à faire • Still a lot of descent to do

Petit ami au campement • A little friend at camp

Couché de soleil avec une des montagnes que Li a envoyé chier • Sunset with one of the mountain that Li cursed

29 mars: Approvisionnement à Cabazon

Après une nuit extrêmement venteuse, on a repris notre descente vers le plancher des vaches. Il y avait des fleurs partout de couleur jaune et violet surtout. Leur odeur faisait pas mal contraste à notre parfum exquis. Presque rendu au bas de la montagne, on a rencontré des volontaires qui entretenaient la piste. Ils nous ont offert des breuvages froids une fois qu'on aurait rejoins leur camion en bas. Rendu là, on a trouvé leur glacière et savouré une bonne limonade avant de continuer jusqu'au chemin qui mène à la ville de Cabazon. On planifiait y refaire des provisions.

Une fois sorti d'en dessous des ponts • Once we gotten out from under the bridges

Une fois rendu là, on a essayé de faire du pouce mais personne ne circule sur ce chemin secondaire. J'ai alors commandé un Uber et ça très bien fonctionné. Nous sommes allé faire des ravages au Diner Ruby's Li, moi et une dame de Manhattan surnommé Blink. Le serveur à pris un bon 60 secondes à analyser mon permis de conduire pour vérifier si je pouvais boire...

Ensuite on a essayé de faire des provisions avec un petit marché de trucs artisanales hors de prix et avec une station de gaz. Concernant cette station de gaz, une fois en dedans, la moitié de la surface était occupée par des machines de lotterie. Pas sûre qu'on peut encore appeler ça faire le plein. Ce n'est pas vraiment une ville agréable car c'est pas mal un pit stop pour l'autoroute juste à côté, mais les gens y était très sympathique. Ils étaient curieux d'en savoir plus sur notre voyage.

On a pris à nouveau un Uber pour revenir au pont sous lequel la PCT passe. Le chauffeur trouvait ça pas mal étrange. On a repris la marche Li et moi avec cette fois ci Justin, un gars du Yukon. Ça été vraiment plaisant d'apprendre à le connaître. Le gars s'est bâti une maison mobile avec un vieil autobus scolaire avec des panneaux solaires et tout. C'est vraiment impressionnant. Sinon je lui ai montré en détail la fabrication de ma brasserie.

Photo de Justin McCormick

À un certain point, on a croisé du monde bizarre qui étaient à leur roulotte stationnée avec une scrapyard tout le tour. Ils voulaient nous donner un chien et ne semblaient pas comprendre pourquoi c'était pas possible. Ensuite on a atteint un champ d'éoliennes où est-ce qu'on a établis notre campement. J'entend présentement le son des éoliennes et les cris de coyottes dans cette nuit très étoilée.

30 mars: Monté vers Big Bear

Il y a des fleurs partout • There's flowers everywhere

Encore plus de fleurs • Even more flowers

Une première rivière s'est avérée très rafraîchissante mais limite dangeureuse à traverser à cause du courant.

Mais d'où vient cette eau? • Where could this water be coming from?

La piste est ensuite devenu très difficile à parcourir car elle suit un cours d'eau et qu'en février il y a eu de fortes inondations. Tout est détruit, il faut marcher dans des galets, enjamber des arbres et grimper sur des murs d'éboulis de gravier. En plus il faut constamment traverser le ruisseau qui coulait très fort. Pas facile quand t'essayes de garder tes pieds au sec.

Justin traversant le Mission Creek • Justin crossing Mission Creek

Notre progression a été très lente et quand on a finalement rejoins le site de campement à l'obscurité, on a découvert que le torrent la détruit ce printemps. Alors on a du s'improviser un nouveau site ailleur.

Fleur et cendres • Flower and ashes

On aurait cru qu'au moins l'eau n'aurait pas été un soucis durant cette section mouilleuse, mais l'eau du cours d'eau était infecte. Elle avait un goût de souffre et laissait une poudre blanche en séchant.

Côté bouffe on commence à s'inquiéter Li et moi, nos sacs de provision s'en viennent un peu trop légés

31 mars: Retour à la neige

Après plusieurs heures de marche dans les décombres du ruisseau, ça fait un bien énorme de retrouver une piste normale en bon état. On a atteint la hauteur où il commence à y avoir des pins sauf que cette fois ci, ils sont tous brûlés. Ça sentait un mélange de conifère et de brûlé. On a croisé une dame qui tente de faire toute la PCT avec une jambe prothèse. Assez impressionnant.

  • On a marché un bon 6 miles dans la neige. Vraiment moins pire que les derniers jours au mont Jacinto

De retour dans la neige • Back in the snow

  • Dort dans une baraque vraiment creepy avec Li, Justin et un autre gars de nouvelle Zélande.

La baraque creepy • The creepy shelter

  • On stress trop avec notre bouffe, en vrai on en a quand même trop finalement

  • Surprenant à quel point le paysage de la vallée le jour semble inabité et qu'au soir, tout s'illumine avec des teintes orangés, blanches et jaunes. Tout scintille à cause de la réfraction des masses d'aire chaud et froid. Dans un coins plutôt sombre de la vallée , s'allume et s'éteint à une seconde d'intervalle une constellation d'au moins 100 lumières rouge. C'est le champ d'éoliennes

La vue du chalet • The view from the shelter

  • On planifie se lever tôt demain et faire le 19 miles qu'il reste pour atteindre la ville touristique de Big Bear. Ça va virer au party là bas. On pense y rester 2 nuits

  • Plus le voyage avance, plus la nature devient agréable et la civilisation ostile

1er avril: Arrivé à Big Bear

  • Commencé la journée très tôt vue qu'on avait pas de tente à ranger et qu'on s'est réveillé à 5h. Nous a permis de marcher sur de la neige dure. Lampe frontale

  • J'ai marché sur un tronc pour ne pas me mouiller les pieds. Quand je me suis ouvert la trappe pour me vanter de mon agilité, j'ai manqué de me planter et fini les deux pieds creux dans l'eau. Bravo.

  • Passé dans des sections proche de Big Bear où est-ce que tout les arbres ont été elagués et le sol a été raclé. Chaque arbre est à une distance de 5 mètres des autres. Sûrement pour protéger contre les feux de forêt. Pancarte drôle qui dit "Years to grow, moments to destroy. Stay on trail!". Tout est sacagé.

  • Justin nous a montré le preview de Wife Swap dans lequel il apparait. C'est une émission de TV américaine où est-ce que deux couple échange de femme pendant un certain temps. Lui et sa femme font parti de la prochaine saison. Quand même drôle.

  • On est arrivé en même temps que Johanna à la traverse de l'autoroute 18 qui se rend à Big Bear. On a fait du pouce deux minutes pour avoir une ride pour quatres en deux voitures qui se suivaient. C'était intéressant de parler au chauffeur qui est électriciens dans une mine de limestone dans le coins. Ils nous ont apporté à un hotel donnant sur le lac. Rendu là, on a découvert que l'hôtel est complet alors on a marché jusqu'au Robinhood Resort. On y a trouver nos chambre avec un bon rabais pour PCT hiker. La douche a fait un bien incroyable.

  • Été à une brasserie. Sortie avec un bill plus cher que les deux soiri à l'hôtel.

  • Rempli le frigo de bière dans la chambre et fait une soirée les quatres ensembles. Fini par avoir des discussions vraiment profondes . Ça été une belle soirée.

  • Classique de fin de soirée, on est allé chercher une pizza au Dominos

2 avril: Resupply

  • Déjeuner au diner Denys

  • Fait notre lavage à une buanderie. Li et moi étions totalement perdu. Utilisé une machine à laver deux fois trop grosse et trop cher. Demandé de l'aide à des habitués. Rencontré le marcheur bizarre à la cravate.

  • Fait la tourné des magasins de sport et épiceries pour se réaprovisionner.

  • Marché beaucoup finalement pour une journée de break. Ville faite pour la voiture. Tout est loins.

  • Mangé pizza de Dominos les quatres dans notre chambre assis à terre avec du vin dans des verres de styromousse. Pendant qu'on mangeait, on a vu Justin apparaître sur la télévision dans une annonce pour la prochaine saison de Wife Swap.

3 avril: Retour sur la piste

Le retour à la piste a été un peu plus compliqué.
On (moi, Li et Johanna) a commencé avec un autobus qui a fait des spirales dans la viles pour transférer a un deuxième qui a zizagué un peu partout pour nous déposer à mi chemin entre l'hôtel et la piste. On a fait du pouce pour le reste. Après 4-5 minutes, une dame s'est arrêtée avec sa petite voiture avec déjà un siège baissé et une planche à neige. On a quand même réussi à rentrer et elle nous a apporté jusqu'à la piste. Très gentille.

On a marché un 10 miles avant de faire notre campement où est-ce qu'on a commencé a déguster ma bouteille de Crown Royal Northern Harvest. Surprenant de trouver un rye canadien aussi loins du pays